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mardi 26 juillet 2011

Prêts pour la Coupe


David Olaizola et le groupe Hats Berri viennent de sortir un disque. Et ils chanteront en Nouvelle-Zélande lors de la Coupe du monde.

Les chanteurs d'Hats berri ont aussi répété le haka. PHOTO DR


Dans le groupe Hats Berri, d'Itxassou, avec lequel il chante depuis deux ans, David Olaizola est un chanteur comme les autres. Pas un soliste. « Ils sont tous solistes, sauf moi », dit-il en souriant.

Hats Berri est doublement d'actualité. Tout d'abord, le groupe vient de sortir un disque chez Alboka. Un disque qui porte tout simplement son nom. Il est composé de chansons pour la plupart en basque (à l'exception du célèbre « Clavelitos ») et essentiellement festives (notamment, le non moins célèbre « Kinkiri kunkuru »), ce qui tombe bien en cette période. « Ce sont des chansons qu'ils aiment bien chanter, auxquelles ils apportent une note très personnelle, avec des harmonisations très mexicaines, beaucoup de trompettes », résume David Olaizola.
Une dette ancienne
Le chanteur ne cache pas sa dette envers les autres membres d'Hats Berri, ayant une pensée particulière pour Etienne, membre du groupe, décédé il y a deux ans, et auquel la première chanson de l'album, « Estebe », est dédiée. « C'est avec eux que j'ai appris à chanter, que j'ai découvert toutes les vieilles chansons basques. Nous faisions tous partie de la batterie-fanfare d'Itxassou, on jouait tous de la trompette. Je les appelais gentiment "les vieux" : ils avaient 35 ans et moi 12 ! »
Et pourtant c'est David Olaizola qui va, cette fois, emmener ses aînés dans une nouvelle aventure musicale. Ils seront 10 à partir pour la Nouvelle-Zélande à l'occasion de la Coupe du monde de rugby. Du 20 septembre au 10 octobre.
Cinq concerts
David Olaizola (qui ne manque jamais, dans ses chansons, de célébrer le ballon ovale) et Hats Berri ont cinq concerts de prévus. Et ils ont commencé, tout naturellement, à répéter dans la perspective de cet événement, préparant notamment une chanson intitulée « Un monde ovale ». Elle est d'Éric Platel, l'auteur-compositeur du « Dimanche à 15 heures ».
« Il avait écrit "Un monde ovale" en 2007, lors de la précédente Coupe du monde, et comme, cette fois, c'est nous qui partons "au pays du long nuage blanc", il a changé les paroles », raconte David Olaizola.
En anglais aussi
Hats Berri rajoutera au programme des concerts d'autres chansons rugbystiques et festives et le groupe apprend aussi à chanter en anglais, y compris l'hymne néo-zélandais. « C'est coton », soupire le chanteur.
Par suite de cette « tournée » en Nouvelle-Zélande, le concert que David Olaizola avait prévu à Cambo le 1er octobre avec d'autre « ténors basques » (Lire « Sud Ouest » du 25 mai) est annulé et reporté à la fin de l'année 2011.
David Olaizola pouvait d'autant moins honorer ce rendez-vous que le ténor Patrick Sarrabere part avec lui en Nouvelle-Zélande et que Michel Tellechea, autre ténor, accompagnera, de son côté, le célèbre Peio Dospital, dit Doxpi, ancien pilier international de l'Aviron Bayonnais, lui aussi natif d'Itxassou, et lui aussi devenu chanteur.

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